Réussir votre transformation digitale en 6 étapes-clés
Réussir votre transformation digitale en 6 étapes-clés

Depuis de nombreuses années, le digital fait partie intégrante de la vie des entreprises. Les outils numériques servent à améliorer les processus internes, conquérir de nouveaux marchés, et parfois même, transformer le business model des sociétés. Plus encore, la mise en place de ces outils sont fondamentaux pour la compétitivité, et la survie des entreprises. En effet, selon une étude diligentée à la demande de l’entreprise SAP en septembre dernier, près de 6 entreprises belges interrogées sur 10 déclarent qu’il va devenir de plus en plus difficile de générer une croissance et de rester compétitif sans transformation digitale. 53 % s’attendent même à ce que les innovations digitales changent le visage de leur secteur dans le courant de l’année. Il est donc primordial pour les entreprises de mettre en place une stratégie digitale efficace. Voici comment, en 6 étapes-clés.

 

 

 

 

 

1. Avant toute chose, la digitalisation d’une entreprise doit être impulsée par son ou ses dirigeants, avec la volonté de sensibiliser ses collaborateurs et ses équipes. Il s’agit en réalité d’une transformation de l’organisation, et du fonctionnement d’une entreprise, rendue possible par la technologie. Nécessaire (les individus ont de nouveaux besoins et de nouvelles attentes), cette transformation digitale est également la clé pour perdurer. Les chefs d’entreprise doivent avoir à l’esprit qu’en poursuivant une activité basée sur un modèle d’affaire, une organisation et un mode de distribution datant du siècle dernier, il est peu probable que leur entreprise continue longtemps d’être rentable.

2. Une fois la décision prise de numériser ses pratiques, l’entreprise doit rapidement se fixer des objectifs clairs, et déterminer une feuille de route digitale. Où l’entreprise veut-elle aller ? Et avec quels outils? Autant de question auxquelles la stratégie digitale doit donner des indications précises. Généralement, la roadmap digitale d’une entreprise se décline en trois temps, dépendant de son niveau de numérisation, de son secteur d’activité, de ses besoins…

Le premier temps, ou la première étape de digitalisation d’une entreprise consiste à numériser ses propres process : ce que la société réalisait en dehors de la sphère digitale doit dorénavant être réalisé de façon numérique. Conséquence ? La technologie vient optimiser les processus, mais n’en crée pas de nouveaux. Exemples: facturation en ligne, e-commerce, numérisation de la relation client, stockage des données dans le cloud

Le second temps de la transformation digitale consiste à étoffer ce qui est proposé par l’entreprise (offre, métier), sans pour autant altérer son business model. Exemples: Création de nouveaux services ou produits rendus possibles par les outils digitaux, ouverture de nouveaux marchés, modification de l’organisation interne, ouverture sur des secteurs ou métiers connexes… Ce faisant, de nouvelles opportunités de croissances apparaissent.

Enfin, le troisième temps de la digitalisation ébranle la structure même sur laquelle repose l’entreprise. A la lumière des outils digitaux, et pour répondre aux nouveaux défis qui s’offrent à eux, certaines sociétés vont, en effet, réellement disrupter leur secteur, et reconsidérer la manière dont ils exercent leur métier. Exemples:inbound marketing,…

3. La stratégie digitale mise en place par l’entreprise, pour être pleinement efficace, doit être implantée de façon interne, et externe. Le but étant d’éviter tout écart entre un pôle organisé, efficace, bénéficiant d’outils digitaux, et un autre, délaissé par la numérisation. Cet alignement des canaux passe notamment par la création de plateformes intra et extranet.

En effet, la création interne d’un réseau, l’intégration de données dans le cloud,… permettront aux employés d’adapter mieux et plus rapidement les nouveaux produits et services proposés aux clients, du fait de la digitalisation. De la même façon, la mise en place d’un extranet permettant de s’entretenir facilement avec ses partenaires commerciaux, ou de faire éclore de nouveaux services, garantie l’amélioration de l’expérience-clients. Cette dernière, découlant d’une connaissance plus approfondie du client grâce au digital (tracking, géolocalisation, webanalytics, big data…), favorise l’expérience de ce dernier vis-à-vis d’un produit, d’une marque, d’une entreprise.

4. Avant de mettre en œuvre la feuille de route de la transformation digitale, l’entreprise se doit de mobiliser une équipe compétente dans le domaine. Son rôle ne se limite pas à l’intégration de l’informatique, mais aussi à l’exploration de nouvelles façons d’exploiter les outils numériques afin de porter une amélioration sur les processus mesurables, comme les ventes, le marketing, les RH… Les membres de cette équipe, experts en numérisation, proviennent du vivier interne de l’entreprise (chef digital officer, programmeurs,…), surtout si celle-ci est déjà active en terme de digitalisation. Ils peuvent aussi être recrutés, ce qui signifie des dépenses supplémentaires et une organisation nouvelle à trouver. Enfin, l’entreprise peut également se tourner vers une agence digitale compétente.

5. C’est à cette étape que la direction des systèmes informatiques ou le responsable informatique intègre les décisions et les nouvelles technologies de façon opérationnelle. Armé d’un cahier des charges clair, le responsable installe et développe de nouvelles solutions digitales, avant de les mettre en œuvre dans le système. Cette étape consiste en particulier à adopter un budget pour l’achat de nouveaux équipements matériels et logiciels, afin que chaque équipe ait accès à des outils de travail avancés. Les chefs d’entreprise doivent veiller à ce que leurs équipes soient toujours à l’affût des technologies capables d’optimiser numériquement les processus de travail, et qu’ils soient capables de les utiliser. A cet égard, la formation du personnel est prépondérant.

6. Que l’entreprise aie déjà entamé sa transformation digitale ou pas, il est primordial pour elle de mesurer les conséquences et l’impact de sa politique digitale. L’exploitation des données et son analyse, au travers des KPI (ou Key Performance Indicators), sont considérées comme la meilleure manière de percevoir les retombées de la transformation digitale.