« L’entrepreneuriat est une question de mentalité »
« L’entrepreneuriat est une question de mentalité »

Co-fondateur de Sortlist, Nicolas Finet a la fibre entrepreneuriale dans le sang. Actif depuis de nombreuses années dans la vie associative, il est aussi accro au monde digital, et aux nouveaux challenges. Rencontre avec l’un des jeunes entrepreneurs francophones qui compte.

 

D’où vous est venue cette fibre entrepreneuriale ?

J’ai toujours eu ça en moi, même si mon environnement familial n’était pas très orienté là-dessus. Par exemple, j’ai toujours été impliqué dans des mouvements de jeunesse ou des associations étudiantes. A l’université, j’ai d’ailleurs géré le cercle Solvay qui est la plus grosse association étudiante en Belgique. J’avais envie d’avoir un impact et améliorer la vie des gens. Un jour, un professeur a mis un mot sur ce que j’aimais faire depuis toujours : entreprendre.

Faut-il être jeune pour entreprendre ?

L’âge n’a rien à voir là-dedans. Entreprendre est une question de mentalité. Il faut avoir envie de changer les choses, de construire et de remettre en cause le statut quo. Plus qu’être jeune, il faut apporter un regard frais et nouveau sur son secteur. Lors de la mise en place de Sortlist par exemple, je pense que cela nous a été utile. Nous n’avions jamais eu d’employeur et sortions des études. Nous n’avions donc aucune expérience dans le domaine du marketing et de la communication. Ce regard neuf nous a permis d’arriver à des solutions innovantes, et d’avoir une perspective d’avenir. Et ce à l’instar des fondateurs d’uber, whatsapp ou airbnb qui n’y connaissaient rien en hôtellerie ou en service de messagerie.

Le soutien des pouvoirs publics est-il nécessaire pour entreprendre ?

Pas forcément. L’accompagnement de la part des pouvoirs publics est bien entendu une bonne chose pour tous les entrepreneurs. Cela étant dit, aide ou pas, il faut foncer ! Avant de démarrer Sortlist, les accélérateurs de startup n’existaient quasiment pas, et l’entrepreneuriat était assez confidentiel en Belgique. Et aujourd’hui, nous sommes 32 collaborateurs, affichons une croissance de 300% par an et sommes présents sur trois marchés différents.

Sur quoi avez-vous bâti le succès de Sortlist ?

Sur notre équipe, indéniablement. L’entrepreneuriat est avant tout une affaire humaine. Les collaborateurs sont donc primordiaux pour faire fonctionner un business. Avec mes comparses cofondateurs, nous nous sommes toujours bien entendus et avons toujours été très complémentaires. C’est d’ailleurs ce que nous recherchons chez nos futurs collaborateurs. De la même façon, notre feuille de route a toujours été très claire : « Think big, start small, move fast. » Cela veut dire qu’il faut faire preuve d’ambition, tout en gardant les pieds sur terre. Mais surtout, il faut pouvoir être réactif ! Lorsqu’on monte une boîte, on apprend que son projet initial sera toujours amené à être modifié, au gré du marché, ou de sa clientèle. Il faut donc pouvoir se réinventer sans cesse. C’est ça aussi l’entrepreneuriat !