« Chez EASI, l’employé est au centre de tout »
« Chez EASI, l’employé est au centre de tout »

Président-fondateur d’Easi, Salvatore Curaba secoue le monde du management et de l’entrepreneuriat. Rencontre avec l’homme dont l’entreprise a été élue « Best Workplace » pour la troisième année consécutive.

Qu’est-ce qui fait le succès d’Easi ?

C’est indéniablement l’esprit qui y règne. Chez Easi, nous voulons que nos collaborateurs soient heureux et motivés. Dans ces conditions, ils sont capables de donner le meilleur d’eux-même. En 18 ans d’existence, la société n’a cessé de croître. Nous sommes aujourd’hui près de 190 personnes, et le taux de départ est très faible. Signe que l’ambiance est bonne, mais également sérieuse et performante. Tous nos collaborateurs ont une envie de se dépasser et de faire gagner l’entreprise.

Quelle a été votre stratégie ?

J’ai toujours pensé qu’il fallait placer l’employé au centre de tout. C’est ainsi qu’il y a 8 ans, j’ai par exemple mis en place la notion de « société participative », c’est-à-dire la possibilité pour les collaborateurs d’entrer dans le capital de la boîte. Et la mesure plait ! Aujourd’hui, 49 collaborateurs sont actionnaires d’Easi. Selon moi, cela répond a un besoin actuel: les gens ont envie de s’investir et de se donner à fond. Il faut juste leur donner des incitants. Désormais, Easi ne m’appartient plus, mais nous appartient. Tout le monde est un mini entrepreneur dans la société. C’est un modèle magnifique qui pousse à la performance : chaque année, notre portefeuille client grandit, et nous améliorons nos bénéfices.

Comment recrutez-vous vos collaborateurs ?

Sur base de leurs valeurs humaines. Chez nous, elles sont prépondérantes et priment sur les compétences. C’est la garantie d’une cohérence au sein de la société. De plus, une fois que nos collaborateurs sont engagés, nous mettons tout en œuvre pour les garder, et pour les inciter à gravir les échelons en interne. C’est pourquoi, par exemple, nous ne recrutons jamais de managers externes. Nous nous devons de donner une chance à nos collaborateurs, qui connaissent la boîte, et dont nous connaissons le degré d’implication. Sur 17 managers, une douzaine ont commencé leur carrière chez nous.

Quel serait votre conseil pour les jeunes entrepreneurs ?

De ne pas attendre d’avoir une idée miraculeuse pour se lancer. Selon moi, il ne faut pas forcément être innovant pour réussir. En effet, avec des produits classiques, la croissance peut-être au rendez-vous. Toutefois, cela nécessite énormément de travail et de motivation. J’ajouterai également que la notion de service est prépondérante, qu’importe le secteur de l’entreprise. Quand j’ai lancé Easi en 1999, le marché des logiciels était totalement saturé. Pourtant, si nous sommes toujours là 18 ans plus tard, c’est parce que nos équipes prodiguent à nos clients un service à grande valeur ajoutée.